Kapitel 04

Têtes miniatures d’Amérique du Sud représentant différents types d’hommes
Ces têtes miniatures précolombiennes proviennent de l’Université de Quito, en Equateur. Elles nous livrent des indices crédibles de l’existence d’un échange culturel ancien au-delà des océans. Leurs visages ont des traits qui ne sont pas du tout caractéristiques des anciens peuples américains. Comment les premiers habitants d’Amérique du Sud ont-ils pu représenter des traits de visage étrangers ? Les autres types d’hommes leur étaient totalement inconnus. Est-il vraiment aberrant d’imaginer qu’il existait déjà d’excellents marins dans les temps les plus reculés ? Des marins qui auraient navigué jusqu’en Amérique, y laissant des traces ? Il existe d’autres indices attestant de tels contacts culturels : des momies égyptiennes dans lesquelles on a trouvé des traces de feuilles de coca. Et des temples indiens portant des illustrations de maïs.

Les tables du Michigan
Les premiers peuples d’Amérique ont-il fait le tour du monde ? Des peuples de marins méditerranéens et asiatiques ont-ils osé affronter les océans ? Pour la plupart des spécialistes de l’Antiquité, ces voyages sont impossibles. Et les contacts culturels en découlant inacceptables. De nombreux artefacts archéologiques sont ainsi rejetés ou considérés comme des « faux ». Thor Heyerdahl l’a toutefois prouvé par ses expéditions aventureuses : fondamentalement, cela est possible. - La collection des Tables du Michigan de Detroit, aux Etats-Unis, comprend plusieurs milliers de pièces. Elle a été trouvée vers 1900 dans d’anciens tumuli indiens. Ces tables sont gravées de signes inconnus et de symboles bibliques. Certains chercheurs sont convaincus de l’authenticité des pièces. Ils supposent qu’elles ont été apportées sur le continent américain à l’époque de la persécution des Chrétiens.

Premiers contacts culturels globaux
Les céramiques de la colonie Valdivia, sur la côte sud de l’Equateur, comptent parmi les plus anciennes du Nouveau-Monde. Etonnamment, elles sont identiques à la céramique Jomon du Japon. La similitude entre les statuettes et débris de terre cuite japonais et équatoriens ne laissent planer aucun doute. Il doit y avoir eu un lien entre les deux pays il y a 5500 ans déjà. D’autres exemples incroyables : une tête en céramique hors du commun d’Amérique du Sud représente une prêtresse ou une reine inconnue. Elle ressemble à s’y méprendre à un célèbre buste de la reine d’Egypte Néfertiti. Certains historiens supposent par ailleurs que la culture Olmèque en Amérique Centrale a été influencée par des immigrés chinois et africains. Et comment une petite statue de l’Ile de Pâques se retrouve-t-elle en Pré Colombie ? Plus de 4000 kilomètres séparent l’Ile de Pâques de la Colombie.

Les pièces de Comalcalco et le phénomène des déformations de crânes
Les ruines Mayas de Comalcalco au Mexique ont quelque chose de particulier : ces constructions cérémonielles sont constituées de tuiles en terre cuite. Par leur forme, leur couleur et leur style, elles rappellent les anciennes tuiles romaines. De nombreuses tuiles présentent des graffitis non encore déchiffrés. Le plus étonnant ce sont ces images qui rappellent les caractères indiens. - Les similitudes entre les traditions culturelles sont un autre indice de ces contacts culturels anciens. L’étrange culte de la déformation rituelle des crânes est présent dans de nombreuses civilisations préhistoriques. Dans l’ancienne Egypte, en Orient, en Chine et en Amérique du Sud. Même dans l’est de l’Autriche, des découvertes du 5e siècle attestent de cette coutume. Qu’est-ce qui incitait les hommes du monde entier à déformer les délicats crânes de leurs enfants ?